Énergie fossile et génocide en Palestine

Israël mène depuis plus d’un an et demi une guerre génocidaire à Gaza. Si Israël peut continuer à mener cette guerre ce n’est que grâce à un soutien international, dont la fourniture d’armes, d’argent et d’énergie. Les entreprises fossiles sont parmi les principales complices du génocide. C’est pourquoi différents mouvements de solidarité avec la Palestine demandent un embargo énergétique vis-à-vis d’Israël.

La situation à Gaza et en Cisjordanie ne cesse de s’aggraver. Chaque jour, des personnes sont déplacées et assassinées. Israël mène une guerre génocidaire à Gaza depuis plus d’un an et demi. Israël ne peut continuer à mener cette guerre que grâce au soutien international, comme les livraisons d’armes, d’argent et d’énergie.

Les entreprises fossiles sont les principales complices du génocide contre les Palestiniens. D’une part, Israël peut toujours injecter du gaz dans le réseau énergétique européen et gagner ainsi de l’argent qui est utilisé pour la conduite de la guerre. D’autre part, Israël est approvisionné au niveau international en énergie fossile comme le charbon ou le pétrole, qui alimente directement ou indirectement l’appareil militaire israélien.

C’est pourquoi différentes organisations et syndicats palestiniens ainsi que des mouvements internationaux de solidarité avec la Palestine demandent un embargo sur l’énergie – c’est-à-dire pas d’importation ni d’exportation d’énergie depuis/vers Israël comme moyen de pression politique.

Quel est le lien entre l’énergie fossile et la guerre menée par Israël ?

Israël extrait du gaz des terres palestiniennes occupées ou de leurs eaux territoriales et l’exporte en grandes quantités à l’étranger sous forme de gaz liquéfié. La majeure partie du gaz est acheminée vers le réseau gazier européen. Ces accords d’exportation avec l’UE sont essentiels pour l’économie israélienne. L’argent qu’Israël gagne avec le gaz est reversé par milliards dans l’armée israélienne et dans le régime d’apartheid d’Israël. Pendant le bombardement de Gaza, la coopération n’est pas interrompue, elle est même élargie. En novembre 2023, Israël a accordé de nouvelles licences à trois groupes fossiles européens (dont BP) pour des prospections gazières dans les eaux territoriales de territoires palestiniens occupés.

En même temps, le réseau énergétique d’Israël dépend fortement de l’importation d’énergie (fossile), notamment de charbon et de pétrole. Le charbon importé est une ressource importante pour le réseau électrique israélien, il est utilisé entre autres pour les colonies et la conduite de la guerre.

La majeure partie du pétrole importé passe de l’Azerbaïdjan à la Turquie via l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), puis à Israël, où il est par exemple raffiné en carburant pour les avions de combat.

Comment la Suisse est-elle impliquée ?

L’oléoduc BTC, par lequel transite près d’un tiers du pétrole total importé en Israël pendant le bombardement de Gaza, appartient en grande partie au groupe énergétique britannique BP. Le deuxième plus grand actionnaire est SOCAR. Des entreprises basées en Suisse utilisent également l’oléoduc, par exemple Vitol. En outre, Glencore, dont le siège est à Baar, en Suisse, était responsable l’an dernier de l’expédition de 1,5 million de tonnes de charbon vers Israël. Le charbon fourni par Glencore est utilisé en Israël pour l’approvisionnement en énergie des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés et pour l’infrastructure militaire israélienne. La Suisse et d’autres pays européens sont donc coresponsables et fournissent à Israël un pouvoir politique et financier sans lequel Israël ne pourrait pas mener un tel génocide.

Pour un embargo énergétique à l’encontre d’Israël !

Cette collaboration entre les groupes fossiles, les États (européens) et Israël fait l’objet d’une résistance très diverse de la part de mouvements citoyens. Par exemple, l’oléoduc BTC est combattu depuis sa construction par des groupes kurdes et des mouvements de solidarité avec la Palestine. En Turquie, le collectif “Filistin İçin 1000 Genç“ (Mille jeunes pour la Palestine) a déjà manifesté à plusieurs reprises devant les bureaux de SOCAR. Plusieurs organisations palestiniennes ont publié un appel aux travailleursxeuses, aux militantexs et aux sympathisantexs du monde entier pour qu’ils se mobilisent en faveur d’un embargo sur l’énergie.

L’exportation d’énergie fossile vers Israël ainsi que l’importation de gaz israélien doivent cesser. Les entreprises fossiles suisses ne doivent pas continuer à fournir de l’énergie au génocide israélien.

Pour une Palestine libre et l’arrêt immédiat du génocide !

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